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Après de si longues semaines de silence, il fallait pour revenir, un prétexte suffisamment "piquant", un sujet qui aiguise ma plume et me gratte la tête.

Et voilà qu’il me tombe tout cru dans le bec en ce dimanche de fête!

Oui, c’est aujourd’hui la fête des mères de ce côté-là de la terre. Et depuis hier, Lui se tape dans l’dos avec ses compères tout heureux de l’excuse qu’ils se sont trouvée pour éviter de nous célébrer : Bah quoi t’es pas ma mère ! Hein, c’est vrai quoi, c’est pas nos mères ?!

L’argument est imparable, il faut bien l’avouer, bien pratique aussi comme vous n’aurez pas manqué de le souligner, un peu court surtout comme l’étendue de leur… sensibilité.

Seulement voilà, ce n’est pas le jour de la fête de "vos" mères, c’est le jour de la fête "des" mères. Un jour, dédié à rendre hommage à la maternité. Une occasion par année de célébrer le courage et l’honneur de celles qui, au quotidien, font bouillir les marmites, briller les parquets, grandir les enfants et tourner le foyer.

Il ne s’agit en aucun cas d’opportunisme ou de vénalité, car en réalité, ces femmes ne désirent aucun cadeau, aucune fortune dépensée, ni même aucune médaille pour "services rendus à la maison"…

Non, tout ce que ces femmes attendent c’est de la reconnaissance.

Une attention, un p'tit mot, un bouquet de fleurs cueilli, un petit déjeuner au lit, juste de quoi montrer que vous avez compris…

Mais les hommes qui sont trop égoïstes pour avoir envie de s’impliquer et trop bornés même pour y saisir leur intérêt, s’abritent derrière le collier de pâtes de leur enfant dans le confort douillet de leur infaillible théorie...

Non, nous ne sommes pas vos mères… c'est effectivement une certitude, car sinon nous n’aurions pas manqué de vous botter les fesses avec les pics acerbes de votre ingratitude…

 

 

 

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