Dans la tête de Lorette... les chroniques de la vie extraordinaire d'une mère au foyer

12 mai 2014

De la fête DES mères

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Après de si longues semaines de silence, il fallait pour revenir, un prétexte suffisamment "piquant", un sujet qui aiguise ma plume et me gratte la tête.

Et voilà qu’il me tombe tout cru dans le bec en ce dimanche de fête!

Oui, c’est aujourd’hui la fête des mères de ce côté-là de la terre. Et depuis hier, Lui se tape dans l’dos avec ses compères tout heureux de l’excuse qu’ils se sont trouvée pour éviter de nous célébrer : Bah quoi t’es pas ma mère ! Hein, c’est vrai quoi, c’est pas nos mères ?!

L’argument est imparable, il faut bien l’avouer, bien pratique aussi comme vous n’aurez pas manqué de le souligner, un peu court surtout comme l’étendue de leur… sensibilité.

Seulement voilà, ce n’est pas le jour de la fête de "vos" mères, c’est le jour de la fête "des" mères. Un jour, dédié à rendre hommage à la maternité. Une occasion par année de célébrer le courage et l’honneur de celles qui, au quotidien, font bouillir les marmites, briller les parquets, grandir les enfants et tourner le foyer.

Il ne s’agit en aucun cas d’opportunisme ou de vénalité, car en réalité, ces femmes ne désirent aucun cadeau, aucune fortune dépensée, ni même aucune médaille pour "services rendus à la maison"…

Non, tout ce que ces femmes attendent c’est de la reconnaissance.

Une attention, un p'tit mot, un bouquet de fleurs cueilli, un petit déjeuner au lit, juste de quoi montrer que vous avez compris…

Mais les hommes qui sont trop égoïstes pour avoir envie de s’impliquer et trop bornés même pour y saisir leur intérêt, s’abritent derrière le collier de pâtes de leur enfant dans le confort douillet de leur infaillible théorie...

Non, nous ne sommes pas vos mères… c'est effectivement une certitude, car sinon nous n’aurions pas manqué de vous botter les fesses avec les pics acerbes de votre ingratitude…

 

 

 

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05 novembre 2013

De l’amour et des cocottes en papier

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Il est loin le temps des cocottes en papier…

Combien-en-voulez-vous ?

1,2,3,4,5

Bleu 

T’es amoureux !

Lointaine l’époque où on tournait les queues des pommes en égrenant les lettres de l’alphabet plus ou moins lentement…

A, B, C, D, E… F !

Frédéric !

Celle où on suspendait notre amour au bout des pétales de marguerites…

Il m’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie !

Un amour instantané, simple et entier qu’on donnait avec autant d’empressement qu’on en avait à le retirer…

Si c’est comme ça, je t’aime plus !

Finie la candeur enfantine, tu as raison Lélène, il faut toute une vie pour arriver à aimer comme ça…

Oui, mais parfois, on aimerait bien que l’amour soit encore aussi léger que des cocottes en papier…

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17 septembre 2013

De l’art de l’esquive

82174238Je découvre avec stupeur que chez l’individu de sexe masculin l’apprentissage empirique de la technique de l’esquive débute dès le plus jeune âge.

Fiston, du haut de ses 3 ans, a d’ores et déjà trouvé la parade implacable pour se soustraire à mes exigences.

Ainsi m’a–t-il récemment affirmé que son corps lui disait qu’il ne voulait pas de tomates farcies, ou que -bien que lui soit d'accord- son zizi, lui, ne voulait pas faire pipi dans les toilettes, ou enfin que sa tête n’avait pas sommeil car ce n’était pas son métier de dormir.

Après en être restée bouche-bée un bon moment, j’en suis finalement arrivée à la conclusion que cette capacité à cloisonner les différentes parties de son corps afin de me faire croire qu’elles agissent comme des entités séparées de sa conscience et de sa volonté était, de fait, typiquement masculine.

Je suis certaine que toutes les lectrices trouveront sans peine dans leur expérience personnelle des exemples pour illustrer mon propos.

Mais Fiston ne se dissimulera pas longtemps derrière son ventre, sa tête, son zizi ou je ne sais quelle autre partie de son anatomie, car la détermination, typiquement féminine, elle, ne s’embarrasse d’aucune pudeur quand il s'agit de débusquer les vilains baratineurs.

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04 août 2013

De

YSP_022Oui, oui, je sais, ça lambine sec au foyer...

Plus personne derrière le clavier!

Mais que voulez-vous, c'est l'été ici aussi et la mère au foyer est fort occupée.

Elle doit préparer des rillettes de saumon, du carpaccio de saumon, des darnes de saumon au barbecue, du saumon en papillote, des pâtes au saumon et du saumon fumé maison...

Voyez-quoi...

Mais ne vous inquiétez pas, la saison du saumon touchera bientôt à sa fin et la mère au foyer retrouvera le chemin du clavier!

Bonnes vacances à tous!

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14 juin 2013

Des chiens qui ne font pas des chats

86282360Les chiens ne font pas des chats, l’adage est bien connu…

Voilà encore un stéréotype auquel nous n’échapperons pas puisqu’il semblerait que Blondinette ait hérité, en plus de ma blondeur, de mon côté rêveur.

Lui se lamente, car à son grand désarroi, il y a désormais deux Jean de la lune sous notre toit.

Je dois avouer que ce trait de sa personnalité est pour le moins forcé et que sa nonchalance, frise tant à la fois le je-m’en-foutisme que les limites de notre patience.

Pour ne prendre qu’un exemple, il semble que son cerveau illuminé n’est toujours pas intégré le sens du mot "ranger".

Ainsi Blondinette, tel le petit Poucet, avance en semant sur son chemin : culottes, pyjamas, chaussettes, crayons, jouets, livres et vêtements comme autant de petits cailloux blancs éparpillés inlassablement.

Rien de grave, me direz-vous ?

Evidemment non, mais à la fin c’est usant.

Aussi devant l’ampleur des dégâts, ai-je décidé d’essayer une recette de famille qui avait autrefois fait ses preuves sur moi.

J’ai donc ramassé le pyjama et les vêtements éparpillés dans la maison et juste avant que Blondinette ne rentre de l’école, je les ai déposés devant la porte, sur le paillasson.

Et j’ai guetté, comme un braconnier sa proie…

Et bien figurez-vous que la jeune écervelée, n’a même rien remarqué !

Elle a laissé choir mon dépit sur le tas de vêtements devant l’entrée et elle est allée jeter ses chaussures et son cartable dans l’escalier.

Les chiens ne font pas des chats, mais ils arrivent qu’ils fassent des têtes de mule parfois!

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30 mai 2013

De son paradoxe

114226529Non mais vous l’entendez se plaindre la mère au foyer ?

Et j’habite dans un trou paumé…

Et y’a vraiment rien ici…

Et il pleut tout le temps dans ce pays…

Et j’ai peur des grizzlis…

Et il fait vraiment trop froid…

Et ici même la redoute ne livre pas…

Mais comme elle n’en est pas à une contradiction près, la mère au foyer s’en va de ce pas, en direction des terres sauvages du Canada, avec sa bombe à poivre et sa canne à pêche sous le bras.

Yukon, nous voilà !

 

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23 mai 2013

D’Œdipe qui guette en dehors de la boite

103016387Il faut bien le dire, la mère au foyer est un peu allergique à l’uniforme et elle a parfois du mal supporter les schémas hiératiques…

Aussi, chaque jour qui passe s’efforce-t-elle de penser « out of the box » comme aiment à dire les anglo de ce côté de l’Atlantique.

Pour autant, ses efforts pour s’éloigner des lieux communs ne la préservent apparemment pas des pires stéréotypes.

Ainsi, lorsque hier après-midi, en se réveillant de la sieste, Fiston lui a avoué, la bouche amourachée, les joues rougies de sommeil et l’œil alangui : Tu sais, Maman, moi é namoureux de toi.

La mère au foyer a bien été forcée de constater qu’elle était tombée en plein dans le panneau.

Il faut en conclure qu’Œdipe guette même en dehors de la boite et que malheureusement, la libre pensée, ne protège pas des clichés.

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14 mai 2013

De l’amour qui déborde sur les hanches

JH2032-001La vérité ? Elle a chanté, elle a chanté tout l’hiver la mère au foyer…

Dans sa boule à neige, elle s’est sucrée le bec pour se réchauffer.

Et les douceurs pâtissières, sur ses hanches, sont lentement venues enfler les poignées que l’amour de ses trois enfants avait déposées.

La vérité, à tant en avoir mangé, la mère au foyer ressemble à un muffin aux bleuets.

Avec le petit bourrelet de pâte qui déborde sans façon juste au-dessus de la ceinture de son pantalon.

Et maintenant que vient le printemps, la mère au foyer est bien embêtée… plus aucun manteau, plus aucune veste, ne voudra cacher le dit-bourrelet…

Alors quoi?

Se nourrir de céleri et oublier définitivement la pâtisserie ?

Tenter, au prix d'efforts démesurés, de changer les sucres en eau salée ?

Trouver un nouveau pantalon qui remonte jusque sous les nénés ? (Hélas, c’est à cet étage-là, que cessent platement les problèmes de bourrelets de la mère au foyer.) 

Ou bien... philosopher et se dire qu’à tout prendre et à la fin, il est préférable d’avoir sur les hanches des poignées d’amour plutôt que de la peau de chagrin ?

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30 avril 2013

De la coiffeuse à domicile

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-Bonzour madame, vous voulez quoi comme coiffure ?

-Et bien, je ne sais pas, quelque chose qui change…

-Ah d’accord ! Ze vais vous faire une très belle coiffure. Ze vais vous brosser les sseveux, voilà comme ça. Rhôoo mais ça tient pas. Attendez madame, ze vais vous mettre une barrette.

-Aiiiiiiiie !!!

-Oui, ze sais ça fait un peu mal, mais c’est normal, après ça va aller madame. Voilà.

Et puis ze vais vous mettre un serre-tête. Vous voulez lequel madame ?

-Celui-là, le vert avec une fleur rose.

-Ah oui, celui-là, il est très zoli.

Attendez, enlevez un peu votre oreille, Madame, là voilà.

Bon pour l’instant, ze sais, vous êtes un peu mosse, mais c’est normal, ne vous inquiétez pas, à la fin vous allez être tellement belle que votre mari va tout de suite tomber amoureux de vous.

Voilà ze razoute un élastique, ça fait un peu mal aux sseuveux, mais c’est normal et voilà vous êtes magnifique.

Attendez madame, ze vais vous montrer votre coupe dans le miroir.

Et voilà !

-Ah bah oui, effectivement ça change !

-Si vous voulez, ze pourrais vous refaire la même coupe pour aller à l’école demain.

-Heu… je ne sais pas trop…

-Mais si Maman! Tu sais, tu es tellement belle que ze vais t’inviter à mon anniversaire de quand z’aurais 5 ans !

-Ah bon! Tu vas m’inviter ? Ah bah qu’est-ce que je suis contente !

-T’es émue alors ?

-Ah bah oui, hein…

-Mais bon tu rattrapes tes larmes…

-Et oui, c’est ça, je rattrape mes larmes !

Toute bonne mère au foyer qui se respecte est un jour passée par l’épreuve de la coiffeuse à domicile…

Vous l’aurez compris, cette séance de coiffure relève moins du moment de bien-être, que de la torture. Le summum du calvaire étant atteint avec le supplice de l’élastique et le coup fatal porté par l’implacable miroir magique.

Oui, la coiffeuse à domicile, ça fait mal aux sseveux (mais c’est normal) et à l’amour propre et pourtant qu’on ne s’y trompe pas, le plaisir est bien là.

Il est dans l’observation attentive des secousses d’excitation qui agitent le corps de l’apprentie coiffeuse, dans l’effleurement fébrile de ses petits doigts s’acharnant sans logique sur une mèche futile, dans l’écoute minutieuse des inflexions de sa voix manifestant son bonheur à coups de gloussements sans pudeur.

Mais plus que tout, le plaisir se lit dans les yeux de la petite coiffeuse qui renvoient à sa mère un verdict tout aussi implacable que celui du miroir magique.

Car oui, dans le reflet de cet amour inconditionnel, elle sera toujours la plus belle.

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20 avril 2013

De notre amour à la machine

103015473Après des années passées à laver notre linge sale en famille, c’est maintenant terminé…

La scission a finalement été décidée d’un commun accord suite à une énième crise du mouchoir

Dorénavant nous ferons lessive à part.

J’ai récupéré mon panier, mes blouses froissées, mes bouts de mouchoirs en papier, et mon orgueil mal placé.

Lui, de son côté est parti avec ses chemises bleues, ses pantalons sans plis, ses chaussettes bien assorties et sa maniaquerie.

Force est de constater que notre amour, à nous, ne passe pas à la machine…

Mais depuis qu’il n’a plus à endurer l’épreuve du tambour, il se porte bien mieux.

En réalité, nous n’avons jamais été aussi heureux…

Après tout est-ce que Roméo et Juliette s’embarrassaient avec des histoires de culottes et de chaussettes ?

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